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La promotion immobilière en Tunisie

Le secteur de la promotion immobilière touche de près toutes les catégories de la population, et notamment les classes moyennes qui cherchent à accéder à la propriété de leur logement pour fuir les prix des loyers qui ne cessent de flamboyer.

Les statistiques officielles révèlent que 70 à 80% des Tunisiens sont propriétaires de leur logement, mais elles révèlent aussi l’existence d’un grand nombre de logements vides, l’immobilier étant une valeur refuge pour beaucoup d’investisseurs qui ont du cash à fructifier.

  Production en déclin, prix en hausse

Cependant, et depuis la révolution de janvier 2011, un constat s’impose : le secteur est en déclin mais les prix ne baissent pas. Au contraire, ils augmentent continuellement pour atteindre des niveaux inimaginables, le prix du m² bâti pouvant atteindre jusqu’à 4000 dinars dans certaines zones huppées.

«En 2014, les promoteurs immobiliers n’ont produit  que 8.000 logements contre 14.000 logements en 2010», a révélé Fahmi Chaabane, président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers

En 2012 et 2013, le rythme des réalisations de programmes immobiliers reprend quelque peu de sa vigueur sans dépasser les 60% des 14.200 logements construits en 2010, soit 8670 en 2012 et 8460 en 2013. À cela plusieurs motifs peuvent être invoqués. La flambée des prix du logement, la conjoncture d’insécurité, le climat politique peu serein et un climat social perturbé qui règnent dans le pays ainsi que les difficultés des financements pour les logements de standing.

Rappelons que si le Grand-Tunis concentre 62% des logements construits, les deux gouvernorats de Bizerte et Nabeul réunis ne concentrent que 16% de l’ensemble du pays, alors que les trois gouvernorats de Sousse, Monastir et Sfax attirent 19% des réalisations des programmes immobiliers.

Il y a lieu de constater que les villes de l’intérieur, même les chefs-lieux de gouvernorat, n’attirent pas les investisseurs, ces derniers invoquant le manque de demandeurs. Ainsi Gabès, Gafsa, Kasserine, Le Kef, Jendouba, Sidi Bouzid sont presque privés de promotion immobilière.

Selon les dernières statistiques de l’observatoire de l’habitat et du foncier (sous la tutelle du Ministère de l’équipement), le nombre d’autorisations à bâtir a atteint 45 846 en 2013 contre 44 705 en 2012 alors que les besoins annuels en logements sont estimés entre 40 et 60 mille unités. Ce déséquilibre entre l’offre et la demande a entraîné la hausse des prix des logements dont la charge foncière est arrivée à environ 15%. Ces

quinze dernières années, les prix du foncier ont augmenté entre 5 et 7%, alors qu’en 2013, l’augmentation est à hauteur de 13%. Cette forte demande

s’accompagne également d’une baisse des taux d’intérêts des crédits immobiliers en 2012

 

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